Geoffrey De Wever : Un héritage agricole dans l’Eure
Geoffrey De Wever, jeune agriculteur passionné d’origine belge, a hérité d’une tradition agricole familiale remontant à plusieurs générations. Installé à Bois-Arnault, il perpétue une activité familiale avec une vision innovante. Depuis l’arrivée de son aïeul Georges en France en 1939, chaque génération a contribué à l’évolution de l’exploitation. Geoffrey, diplômé de l’Institut polytechnique LaSalle de Beauvais, incarne la quatrième génération de De Wever à se consacrer à l’agriculture dans l’Eure.
Face aux défis environnementaux croissants, il a décidé de transformer les méthodes traditionnelles en intégrant des techniques modernes et respectueuses de l’écosystème. Cette transition est motivée par le désir de préserver les sols et d’assurer un avenir durable pour la prochaine génération.
Des rendements optimisés grâce à la diversification des cultures
Geoffrey De Wever a introduit une diversification des cultures inhabituelle pour l’Eure, afin de revitaliser les sols et améliorer les rendements. Abandonnant l’approche historique centrée sur le blé, l’orge et le colza, il cultive aujourd’hui vingt-deux types différents, tels que l’avoine, le lupin, le lin, et la luzerne. Cette diversité permet non seulement de maximiser le rendement mais aussi de réduire l’empreinte carbone.
Le principe des rotations longues, qui consiste à varier les cultures sur une même parcelle au fil des saisons, est central dans sa démarche. Cette technique aide à limiter l’utilisation d’intrants chimiques et à favoriser la séquestration du carbone dans le sol, renforçant ainsi la durabilité agricole.
Innovation agricole : la technologie au service de l’écologie
Dans sa quête de durabilité et de performance, Geoffrey De Wever utilise aujourd’hui des technologies avancées, bien loin des méthodes traditionnelles. En collaborant avec la coopérative Nat Up, il s’est investi dans la modulation intraparcellaire pour gérer de manière précise l’épandage des engrais. Cela implique l’utilisation d’un logiciel sophistiqué, d’un épandeur centrifuge et d’un ordinateur de bord.
Grâce à ces outils, Geoffrey peut adapter la quantité d’engrais selon les besoins spécifiques de chaque parcelle, évitant ainsi le gaspillage et réduisant la pollution des nappes phréatiques. Cette approche permet non seulement de prendre soin de l’écologie locale mais aussi d’optimiser les coûts de production pour une agriculture plus rentable et responsable.
Élevage durable : moutons et biodiversité
En mai 2023, Geoffrey De Wever a diversifié ses activités avec la création d’un élevage de moutons labelisé Rouge et Bleu-Blanc-Cœur. Cet élevage compte aujourd’hui environ une centaine de moutons de races romanes, charolaise et suffolk. L’approche durable est au cœur de cette initiative, avec une alimentation variée pour les moutons incluant des cultures locales comme le lupin et l’orge.
Le fumier généré par les animaux est ensuite utilisé comme fertilisant naturel sur ses parcelles, ce qui réduit le recours aux engrais chimiques. Ce cycle vertueux entre élevage et cultures améliore la fertilité des sols tout en captant efficacement le carbone.
Couverts végétaux et réduction du labours : l’agriculture régénératrice
Pour accroître la durabilité de ses pratiques, Geoffrey De Wever mise sur la plantation de couverts végétaux comme le tournesol, la phacélie et le trèfle. Ces plantes sont semées après la récolte principale, afin de protéger et enrichir les sols pendant la saison morte. Elles jouent un rôle crucial dans la conservation de l’humidité et la structure du sol, tout en absorbant le dioxyde de carbone.
L’un des principaux atouts de cette pratique est sa capacité à limiter le travail du sol, réduisant ainsi la libération de carbone souvent causée par le labour traditionnel. De plus, en intégrant ces cultures de couverture à son système, Geoffrey parvient à renforcer la biodiversité agroécologique de ses terres.
Plantation de haies bocagères : un retour aux sources
Inspiré par les pratiques agricoles ancestrales, Geoffrey a récemment relancé le projet de plantation de haies bocagères. Ces haies, composées d’essences diversifiées telles que les pommiers sauvages, aulnes et noisetiers, jouent un rôle écologique vital en servant de refuge à la faune locale et en participant activement à la séquestration du carbone.
La reconstitution de 450 mètres de haies est une démarche qui reflète la capacité de Geoffrey à allier tradition et modernité pour faire face aux défis environnementaux actuels. Ces haies contribuent également à la protection contre l’érosion et à l’amélioration de la qualité paysagère de ses terres.
Une transition soutenue par les subventions et collaborations
Pour mettre en place ses innovations agricoles, Geoffrey De Wever a bénéficié de subventions telles que les 6 000 € de France Agrimer et les 1 500 € de la Région. Ces aides facilitent l’acquisition de technologies modernes et la mise en œuvre de pratiques durables. En collaborant avec des partenaires comme Be Api, il bénéficie d’un suivi et d’une expertise pour adapter ses décisions aux besoins réels de ses parcelles.
Cette approche collaborative ne se limite pas à l’aspect technologique, mais englobe aussi une vision partagée de l’agriculture durable. En misant sur la synergie entre innovation et tradition, Geoffrey illustre une transition réussie vers un modèle agricole plus respectueux et viable.
Vers un avenir agricole durable : les ambitions de Geoffrey De Wever
À travers son engagement envers une agriculture écologique et innovante, Geoffrey De Wever aspire à transmettre un héritage viable et respectueux. Il constitue une source d’inspiration pour les jeunes agriculteurs qui envisagent l’avenir du secteur. Pour Geoffrey, l’agriculture de demain devra concilier efficacité économique et préservation de l’environnement.
En réfléchissant en permanence à des méthodes encore plus durables, il projette d’appliquer la modulation précise aux produits phytosanitaires à l’avenir. Sa désignation de pionnier dans l’agriculture durable est une invitation à repenser notre rapport à la terre et à adopter des pratiques plus responsables.
Pourquoi Geoffrey De Wever utilise-t-il des technologies de précision ?
Pour optimiser les rendements tout en préservant les ressources naturelles et minimiser l’impact environnemental.
Quels sont les avantages des couverts végétaux ?
Ils enrichissent les sols, captent le carbone, et réduisent l’utilisation d’intrants chimiques.
Comment Geoffrey De Wever finance-t-il ses innovations ?
Grâce à des subventions et des partenariats avec des coopératives et des agences spécialisées.
Julien Varnier, ancien journaliste tech chez Les Numériques et Challenges, a fondé PURCH pour accompagner les décideurs médias dans leur transformation digitale. Spécialiste des modèles éditoriaux et des stratégies de contenu, il en incarne la voix principale et la ligne éditoriale





